9 ème édition de semaine de la jeunesse contre la corruption : 120 ÉLÈVES FONCTIONNAIRES DE L’ENA À L’ÉCOUTE DE l’OCLEI

Dans le cadre de la 9ème édition de semaine de la jeunesse contre la corruption, l’office central de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite et ses deux partenaires traditionnels : le projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité de genres au Mali (LUCEG ) et la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) ont organisé le mardi 25 février 2025, une journée d’information et de sensibilisation à l’intention des futurs administrateurs sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite et leurs conséquences néfastes sur l’atteinte des objectifs de développement socio-économique.
Le thème du jour était : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain, l’apport des futurs administrateurs »
La cérémonie était présidée par le Docteur Moumouni Guindo, président de l’OCLEI en présence de woyo Konaté, secrétaire général de l’ENA, Dramane Yacouba Diallo, coordinateur du projet LUCEG et Mariam Diama Sanogo, présidente du CPLC
Dans son discours marquant l’ouverture de la cérémonie, la présidente du CPLC a rappelé que la corruption entrave le développement économique et sape la confiance envers les institutions publiques.
<< A titre illustratif, nous avons l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, la création de l’agence nationale de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués, le décret numéro 0429/PT-RM du19 juillet 2024 fixales principes de la digitalisation des moyens de payement dans les services publics au Mali sont des avancés qui mérites d’être salué >> a t-elle poursuivi.
Madame Sanogo a reconnu qu’au Mali, les services publics de l’administration sont entravés par le phénomène de la corruption. Or, elle contribue sévèrement au pillage et au détournement du denier public. Elle a invité les participants à garder à l’esprit que la lutte farouche contre le fléau de la corruption est un devoir pour eux, car elle permet de préserver les droits des citoyens.
Dramane Yacouba Diallo, coordinateur du projet LUCEG a salué l’initiative de cette activité organisée à l’attention des élèves fonctionnaires avant de les inviter à se conduire en responsable de demain, car ils seront appelés à occuper des postes de hautes responsabilité.
Monsieur Diallo avait auparavant rappelé la mission de sa structure dont l’un des objectifs est sensibiliser, informer les acteurs de la société par rapport aux conséquences néfastes du phénomène et les a appelé à un changement de comportement pour un développement durable.
Quant au président de l’OCLEI, il a laissé entendre que les jeunes sont victimes de la corruption dans l’accès à l’emploi, à la justice, aux services sociaux de base et sont aussi des acteurs potentiels de la corruption.
Pour lui, les élèves fonctionnaires sont quasiment tous des jeunes qui sont appelés, à occuper des postes de haute responsabilité au sein de l’administration publique de notre pays. Ce qui suppose un haut niveau de gestion et de décision des affaires publiques.
En effet, il est important pour sa structure, conformément à une de ses attributions, d’échanger avec les élèves fonctionnaires sur leur rôle et leur place.
Il a révélé que selon une étude réalisée en 2023 sur la perception des jeunes sur la corruption au Mali par le projet d’appui à la Lutte contre la Corruption par et pour l’Egalité des Genres (LUCEG) financé par le Canada, il ressort que : 64% des jeunes maliens estiment que l’éthique et la morale ne sont plus une préoccupation pour la plupart des jeunes et que c’est « l’appât du gain facile afin de s’enrichir à tout prix » qui compte le plus; 66% des jeunes ignorent les missions dévolues aux structures de lutte contre la corruption.
Selon un sondage publié en 2024 par un organisme basé en Afrique du Sud, 60 % des jeunes de 18 à 24 ans de 16 pays africains jugent que la corruption menace leur avenir et que ce risque pourrait les pousser à tenter d’émigrer.
Le président dira que ces statistiques susmentionnées nous interpellent tous et nous recommandent de redoubler d’ardeur dans l’accomplissement de notre mission.

La rédaction

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