Mariam Diama Sanogo, Présidente de la CPLC, femme leader : le 08 mars offre l’opportunité de faire le plaidoyer et la sensibilisation

A l’occasion de la célébration du 8 mars 2025, Mariam Diama SANOGO est la chargée des questions de genre au sein du cadre de concertation des professionnels du genre au Mali, se prononce. Notre invitée, également la présidente de la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) estime que la journée internationale de la femme donne l’opportunité de faire le plaidoyer, de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la condition de la femme.  Des jeunes filles à l’école, parce que beaucoup a été fait dans le domaine de l’enrôlement des filles à l’école, le défi aujourd’hui est le maintien de ces jeunes filles dans le système scolaire. En effet, l’ONU FEMMES doit réaliser des actions allant dans ce sens. A côté de ces mesures, nous les femmes, nous devons aussi jouer un rôle, en revendiquant, et prenant ce qui nous revient de droit.

Il est aussi question de l’autonomisation des femmes et les files aliennes. Sur ce point précis, que peut être la contribution de feumes leaders maliennes à travers le monde?

baobabpresse :  Bonjour Madame !

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

MARIAM DIAMA SANOGO :

Bonjour, je me nomme Mariam Diama SANOGO,  je suis la présidente de la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption.

Je suis également la chargée des questions  de genre au sein du cadre de concertation des professionnels du genre au Mali

baobabpresse : Vous êtes la présidente de la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC). Comment et quand la communauté a vu le jour ? Qui peut adhérer à la « CPLC » ? A quelles conditions ? Combien de membres compte-t-elle à ce jour ?

MARIAM DIAMA SANOGO :

La CLPC a été créée le 06 octobre 2016. Sous une dynamique lancée par le projet JUPREC en 2014, certaines organisations de la Société civile et citoyens ont mis en commun leurs efforts pour faire de la promotion des actions d’intégration des jeunes dans la lutte contre le phénomène de la corruption son cheval de batail. C’est dans ce contexte que la CPLC a été créée en 2016 sous les auspices de M. Dramane Yacouba Diallo, Alors responsable du volet Gestion de l’intégrité et lutte contre la corruption et de Monsieur Jean Paul Riverain, Directeur Pays de l’ENAP en son temps.

En tant qu’organisation apolitique, non confessionnelle, et indépendante, la CPLC est résolument engagée dans la promotion des bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption. La CPLC est ouvert à tous les citoyens, ainsi qu’à toutes associations qui visent les mêmes objectifs que elle. A condition de payer les frais d’adhésions et les cotisations

baobabpresse : Quels sont ses principaux objectifs ? Des réalisations majeures de la communauté ?

MARIAM DIAMA SANOGO :

Nos Objectifs sont : Initier et mettre en œuvre des projets ou programmes visant à lutter contre la corruption ;  Appuyer et renforcer les autorités administratives dans le processus de mise en œuvre des initiatives en matière de lutte contre la corruption ;  Renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption ; Œuvrer au renforcement des pratiques pouvant contribuer à la réduction de façon considérable du phénomène de la corruption dans tous les domaines ;  Promouvoir une vision propre à notre pays à travers la prise de conscience des populations en général et la jeunesse en particulier.

En terme de réalisation majeure, nous avons la semaine de la jeunesse contre la corruption qui est à sa 9ème édition consécutive, ainsi que des centaines de séances de sensibilisations, d’informations, de formations auprès des jeunes, des femmes et de toutes les couches sociaux professionnelles de la vie.

baobabpresse : Demain c’est le 8 mars, journée Internationale de la Femme. Que pensez-vous de la célébration de cette date ?

MARIAM DIAMA SANOGO :

La Journée Internationale de la Femme, également appelée Journée Internationale des Droits des Femmes, est célébrée le 08 mars de chaque année. Elle met en avant la lutte pour les droits des femmes, en mettant un accent particulier sur la réduction des inégalités qui frappent les femmes. Cette Journée est célébrée au Mali depuis 1994 et tire ses origines de la révolte des ouvrières des usines textiles de Chicago, aux Etats-Unis, pour l’amélioration de leurs conditions de vie dans les années 1857. Elle a été institutionnalisée et déclarée en 1977 par l’Organisation des Nations Unies (ONU) comme « Journée Internationale de la Femme » (JIF). Elle donne l’opportunité de faire le plaidoyer, de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la condition de la femme et aussi d’établir un bilan sur les progrès réalisés en termes d’égalité Homme/Femme dans tous les domaines prioritaires du développement économique, politique, social et culturel.

baobabpresse : La Journée internationale des droits des femmes 2025 a pour thème « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ». Que vous inspire-t-il ?

MARIAM DIAMA SANOGO:

Ce thème rappelle l’importance de la protection des droits des femmes et des filles tout en mettant un accent  particulier sur leurs autonomisations. – L’autonomisation des femmes et des filles est un élément incontournable dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) qui tous les droits des femmes et des filles.

baobabpresse : Quel appel avez-vous à lancer à la communauté internationale et en particulier à ONUFEMMES, pour parvenir à la construction d’un avenir plus durable et égalitaire pour toutes les femmes et filles Maliennes ?

MARIAM DIAMA SANOGO:

Nous ne partons pas du néant, il y a eu des avancés en terme de leadership féminin et d’autonomisation des femmes. Il suffit juste de voir notre représentativité au sein des institutions et des organisations de la société civile pour se rendre compte qu’on avance petit à petit. Il reste du chemin pour qu’on parle de d’égalité des femmes et des filles au Mali. Je pense que la promotion de la femme et des filles ne passera pas seulement par une promotion politique au sein des institutions, c’est-à-dire notre représentativité. Pour une promotion digne de ce nom, il faut renforcer les femmes, les outiller pour que nous puissions être actrices du changement à travers notre implication dans tous les secteurs du développement politico-socio-économique. Cette dynamique doit être associée à une politique du maintien des jeunes filles à l’école, parce que beaucoup ont été fait dans le domaine de l’enrôlement des filles à l’école, le défis aujourd’hui est le maintien de ces jeunes filles dans le système scolaire. En effet, l’ONUFEMMES doit réaliser des actions allant dans ce sens. A côté de ces mesures, nous les femmes, nous devons aussi jouer un rôle, en revendiquant, et prenant ce qui nous revient de droit.

baobabpresse : Il est aussi question de l’autonomisation des femmes et les filles maliennes. Sur ce point précis, que peut être la contribution des femmes leaders à travers le monde ?

MARIAM DIAMA SANOGO

Plaider pour les actions de réformes économiques, politiques et institutionnelles et favoriser le changement social et de comportement en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles. Appuyer les femmes et les filles dans le domaine de l’entreprenariat local. Appuyer les actions de maintien des petites filles à l’école, la mise en œuvre effective des normes juridiques protectrice et de promotion des droits des femmes, la création d’une synergie d’action entre les femmes entrepreneures en générale et dans le domaine de l’agro business en particulier Assister les femmes pour qu’elle ait un accès facil aux marchés publics, ainsi qu’au crédit bancaire.

baobabpresse : Comment la  « CPLC » compte commémorer la journée du 8 mars 2025 ?

MARIAM DIAMA SANOGO :

A travers l’organisation d’une table ronde sur le rôle des femmes et des filles dans la lutte contre les pratiques corruptives : enjeux, défis et perspectives. L’objectif principal de cette activité est d’informer et de sensibiliser 50 femmes et filles leaders à l’occasion du 08 mars en vue d’accroitre leur niveau de compréhension et les amener à une plus grande implication dans la lutte contre le fléau de la corruption qui viole tous leurs droits.

baobabpresse : MARIAM DIAMA SANOGO, votre mot de la fin ?

MARIAM DIAMA SANOGO

La lutte pour la promotion et la protection des droits des femmes est un combat de longue haleine.

Pour une lutte plus efficace les femmes doivent avancer en rang serré et non en rang dispersé.

Propos recueillis par Nouhoum Konaré

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