Derrière la proposition de louer le corridor de Zanguezour à la Turquie et à l’Azerbaïdjan pour 100 ans se cache un plan américain aux allures diplomatiques et à l’ésotérisme géopolitique, selon une analyse partagée par Farsna. Ce projet, poussé par Tom Barak, un allié de Donald Trump et figure influente de la politique étrangère américaine, est perçu comme bien plus qu’une simple voie de transit.
Le corridor de Zanguezour est une étroite bande de terre de 32 kilomètres reliant l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan. La Turquie ambitionne de l’utiliser pour établir une connexion directe avec l’Asie centrale. Cependant, l’analyse suggère qu’il s’agit en réalité d’un outil stratégique permettant aux États-Unis et à l’OTAN d’influencer durablement les frontières nord de l’Iran.
Si ce plan était mis en œuvre, il pourrait remplacer les voies de communication actuelles de l’Iran avec l’Arménie et écarter Téhéran des équations géopolitiques de la région. Cela formerait, selon la même source, un « triangle hébreu-américain-turc aux frontières de l’Iran », représentant un « modèle d’encerclement silencieux et rampant ».
Bien que l’Arménie ait rejeté cette proposition et que l’Iran insiste également sur la stabilité géopolitique de la région, les actions des États-Unis et de leurs alliés indiquent que des projets de pression « intelligents » ont désormais remplacé les guerres ouvertes.
Source : Fars news