Le lundi 10 octobre 2025, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a été chaleureusement accueilli en Commune I du district de Bamako. Comme si le bonheur aussi n’arrive jamais seul, cette date a également marqué la reprise de l’école après quinze jours de pause due à la pénurie du carburant.
À cette occasion, tôt le matin, le terrain de football clôturé de Korofina nord était plein comme un œuf. Les uns respectant les consignes verbalement données voulaient réserver une hospitalité mémorable au héros du jour, en l’occurrence, le Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta. Les autres désiraient être témoins d’une cérémonie dont ils ignoraient tout du programme de déroulement. Celui-ci se peaufine, comme d’habitude, loin des yeux dans un bureau hors du commun, eu égard à la présence d’illustres personnalités.
Au passage, convient-il de souligner que quelques jours auparavant, cet espace communal dédié à la pratique des sportives et à la tenue de certains événements, a subi une opération de salubrité. En fait, la configuration intérieure de ce terrain et la proximité de ses murets (construits en ciment et en barre métallique) limitant la superficie de son étendue ont reçu d’innombrables coups de balais. Les détritus en plastiques qui jonchaient le sol ont été ramassés. Plus aucun d’eux n’était visible. Les autorités municipales ont pris des dispositions pour offrir aux augustes visiteurs un environnement agréable à voir.
Le jeu valait la chandelle, pour la Commune I car ce matin du lundi 10 octobre 2025, le chef de l’Etat y a procédé au lancement officiel d’un chantier. Éloquemment dénommé « Projet présidentiel d’urgence hospitalière », sa dimension réelle se mesure aux ambitions patriotiques de celles et de ceux qui l’ont conçue. Durant des années, le poids de cette initiative fut porté à cœur pour un Mali en vitesse de croisière de son essor tous azimuts.
En effet, cette percée est d’autant plus brillante qu’elle vise trois objectifs à forte teneur de développement. À savoir : étendre, moderniser et transformer les Centres de santé de référence (CSREF) en hôpitaux de district. Quel vent doux apportant une nouvelle bonne ! Cette approche a pour but principal de rapprocher le plus près possible, la disponibilité du service sanitaire aux populations. La cerise sur le gâteau est que ces nouveaux établissements seront dotés d’un plateau technique issu de la dernière génération de l’industrie hospitalière.
Cet ensemble constitue un mécanisme bien réfléchi qui va évidemment répondre aux spécificités de chaque pathologie traitée au Mali. L’initiative présidentielle cible également le désengorgement des grands établissements sanitaires publics. Aujourd’hui, le simple bon sens suffit à constater que Point G, Gabriel Touré et l’Hôpital du Mali s’avèrent quelque peu désuets. En a ainsi voulu le rythme évolutif imposé, ces dernières années, dans le domaine de soins médicaux. Un diplômé en gestion hospitalière pourrait difficilement en dire, le contraire.
Donc dans deux ans (s’il plait à Dieu), les différentes sociétés retenues au terme d’une sélection rigoureuse réaliseront, à l’unisson, ce qui ressemble encore à un miracle. Elles feront sortir des terres un joyau à la norme architecturale désormais exigée en matière d’infrastructure hospitalière. Ce processus enclenché au Mali représente-t-il une anticipation ou une adaptation au vent nouveau soufflant à l’échelle planétaire ? Une source proche d’un milieu diplomatique, en donne la réponse plausible.
« Cet ouvrage dont la maquette était affichée à la façade nord du Centre de santé de référence (CSREF) de la Commune I, sera ultramoderne », a-t-elle commenté. Ce lundi, premier jour de la semaine et dixième du mois d’octobre 2025, s’est donc fait entendre au Mali le clap de début d’un synopsis heureux. Faut-il le rappeler, la pose de la première pierre d’un énième édifice par des mains heureuses, du président Assimi Goïta. Cet acte de haute portée concrétise à nouveau sa volonté et celle de ses soutiens (internes et externes) de refonder notre pays qui constitue un vœu cher à lui.
Il est en train d’écrire plusieurs belles pages qui vont s’ajouter à tant d’autres marquant les empreintes de certains de ses prédécesseurs. Ce qui, demain, formera un ensemble qui fera davantage luire l’histoire héroïque de notre pays dont le rayonnement ne se discute nulle part. Peut en témoigner, le sacrifice consenti par notre nation à surprendre de manière agréable ses détracteurs et fomenteurs de coups. Elle a su se singulariser chaque fois qu’un de ses défis parait, aux yeux du monde, difficile à surmonter.
À preuve, on a appris que les patients du Centre de santé de référence (CSREF) de la Commune I (où habite votre humble serviteur) se feront consulter et traités dans une dizaine de conteneurs spécialement aménagés à cet effet. Il en sera ainsi durant le temps où vont durer les travaux de démolition d’anciens et de construction de nouveaux locaux.
Les populations se réjouissent de ce bond en avant qui, on l’imagine, garnit aussi le bilan des plus hautes autorités. À la tête desquelles, apparait forcément le visage du Président de la transition. Il s’agit du Général d’Armée Assimi Goïta connu pour sa ténacité inaccessible au découragement, comme l’aurait rappelé un extrait de la chanson ‘’regard sur le passé’’ du célère orchestre « le Bembeya jazz de Guinée ».
D’autre part, la mise en route de ce complexe hospitalier d’un type inédit au Mali, constitue aussi une chance immense pour la Ministre de la santé et du développement social, le colonel Assa Badiallo Touré. Cette amazone ne cesse de transpirer à grosses gouttes en vue d’améliorer les conditions de travail des structures placées sous sa tutelle. Ne l’en décourage, la conjoncture difficile qui prévaut dans notre depuis des années due à une kyrielle de facteurs endogènes et exogènes. D’ailleurs, on souligne que durant son règne, le milieu hospitalier a connu la sérénité souhaitée. Mais, au prix de quel effort individuel et collectif ? Certains de ses prédécesseurs n’en ont vu la moindre couleur.
En somme, il est indéniable que les gouvernants ont l’obligation d’élaborer et de mettre en œuvre les politiques porteuses de développement. Partant de ce principe, les gouvernés, de leur côté, ont également la même obligation de les accompagner par tout moyen légal disponible. Pourquoi ? Parce que chacun de nous représente le passager d’un transport en commun. Arriver à bonne destination, notre survie collective en dépend. Puisse Dieu guider nos pas ! Amen !
Oumar Bah