En prélude à la journée mondiale du diabète célébrée, le 14 Novembre 2025, la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali (FENADIM) a animé une conférence de presse, ce mercredi 12 novembre 2025, pour informer l’opinion publique nationale sur les préparatifs de l’événement.
À cette occasion, la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali (FENADIM) était en partenariat avec l’ONG Santé Diabète, l’Association Malienne de lutte contre le Diabète et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette conférence fut animée par les Docteurs Kounkoun Moussa Diallo et Mamadou COULIBALY, représentants la Direction Générale de la Santé et de l’hygiène Publique, Nana Camara de l’ONG Santé Diabète, Bah TRAORÉ et Karfa Maïga Président de la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali (FENADIM).
Cette année, le thème triennal (2024-2026) choisi « Diabète et le Bien-être » a pour but de placer le bien-être au cœur de la prise en charge des personnes souffrant de cette maladie chronique. Il s’agit de leur garantir une meilleure qualité de vie. L’évènement a été célébré à travers le Mali en collaboration avec tous les intervenants (Associations, ONG et Partenaires Techniques et Financiers).
Notre pays n’échappe à ce fléau avec une prévalence qui varie entre 3 et 8%, soit plusieurs centaines de milliers de personnes diabétiques. Les données montrent l’ampleur du problème et justifient l’adoption par le Gouvernement d’une politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles. La campagne attire l’attention sur l’extrême nécessité d’apporter des changements significatifs pour ceux qui en souffrent et les milliers d’autres courant le risque de le développer.
La campagne de la journée mondiale du diabète vise divers objectifs : sensibiliser au défi lié à l’accès aux soins, réduire les facteurs de risque et promouvoir l’importance d’actions coordonnées et concertées pour surmonter les obstacles. Il s’agit aussi de contribuer à diminuer le taux de la morbidité et de la mortalité dû au diabète. Le tout grâce à un comité national d’organisation qui regroupe les différents partenaires de la lutte contre le diabète au Mali.
Se relayant au micro, les conférenciers ont évoqué le Plan stratégique national de lutte contre les MNT plus précisément le diabète au Mali. Sans oublier, la stratégie mise en place par l’Etat pour promouvoir le bien être des personnes atteintes. Il ressort de la présentation faite par la FENADIM et l’AMLD que les actions menées par les OSC ont permis de mettre en évidence le rôle de la maison dans la prévention et l’accompagnement des diabétiques. Il y a eu un exposé général sur le diabète et pieds diabétique (définition, symptômes, personnes à risque et les moyens de prévention. Mais également le rôle des spécialistes dans la promotion du bien-être des personnes atteintes.
Selon Dr Bah TRAORÉ, spécialiste, le diabète est une maladie qui se définit par une glycémie trop élevée en permanence. Il a trois formes principales à savoir : le diabète de type 1 touchant 10% des personnes et principalement les enfants et les jeunes adultes. Là, le pancréas ne fabrique plus du tout d’insuline. Il doit être « compensé artificiellement » par des injections quotidiennes sous-cutanées d’insuline.
Le diabète de type 2 qui concerne 90% des personnes particulièrement les adultes de plus de 45 ans, sédentaires et en surpoids. Il est lié à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme. Le diabète gestationnel aussi appelé « diabète de grossesse » est une augmentation du taux de sucre dans le sang. Il a été dépisté pour la première fois pendant la grossesse et disparait généralement à l’accouchement. Il apparait généralement vers la fin du 2è trimestre de la grossesse.
Dans son intervention, le Dr Bah TRAORÉ a aussi souligné que le bien-être est une notion subjective due à la satisfaction des besoins du corps et à la tranquillité de l’esprit. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le bien-être est une partie prenante de la santé. Ainsi, elle définit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
La globalité de la santé est associée à la notion du bien-être, à l’accès ininterrompu à des soins de qualité et abordables. Les personnes atteintes de diabète ont la possibilité de bénéficier d’une meilleure qualité de vie. En ce qui concerne le pied diabétique, le spécialiste l’a défini comme une infection, une ulcération ou une destruction des tissus profonds du pied chez. Elle peut entraîner de graves complications, notamment des amputations si elle n’est pas correctement prise en charge.
Le diabète touchant des millions de gens dans le monde, il est crucial de comprendre le pied diabétique tant pour les patients que les professionnels de santé. Certains diabétiques présentent un risque élevé de développer un ulcère à cause de l’âge avancé ou du diabète mal contrôlé, ancien ou avec l’atteinte d’autres organes (néphropathie, rétinopathie etc.) S’ajoutent la neuropathie et l’artériopathie.
Dr Traoré a expliqué que la prévention des pieds diabétiques implique une approche multidimensionnelle : l’inspections régulières des pieds, le contrôle quotidien pour détecter les coupures, les ampoules ou les changements de couleur de la peau. Il doit porter des chaussures bien ajustées qui offrent un soutien adéquat. Ses pieds doivent être propres et secs pour prévenir les infections et maintenir une alimentation saine pour contrôler la glycémie. Se mettre à jour sur les vaccinations pour prévenir les infections est aussi un avantage pour le diabétique.
Les conférenciers ont invité les populations a profité de la célébration de cette journée mondiale pour aller se faire dépister gratuitement le diabète et la tension au service dit Banantoukoro. S’y est, d’ailleurs, déroulée une cérémonie officielle en présence du Ministre de la santé et du développement social ainsi que d’autres acteurs du secteur
Nouhoum Konaré