Dans une déclaration rendue publique, le mercredi 29 janvier 2025, les responsables de l’Union des écoles et centres de mémorisation du Saint Coran ont lancé un cri de cœur aux autorités de la transition. De quoi s’agit-il ?
L’Union des écoles et centres de mémorisation du Saint Coran a, dans une déclaration publique, invité la justice à revenir sur sa décision en mettant fin à la détention du Dr Sékou Sidibé et de l’imam Bandjougou Traoré. Selon une source crédible, les propos tenus récemment sur les réseaux sociaux par ces leaders musulmans tombent sous le coup de la cybercriminalité.
Ces responsables ont demandé pardon, au nom de leur union, tout en suppliant les plus hautes autorités à prendre des dispositions pour qu’ils puissent être libérés avant le ramadan qui arrive dans quelques semaines.
« Nous voudrions, si possible, que les deux personnes rejoignent leur famille respective afin de partager avec les fidèles musulmans les prières et bénédictions qui se font durant ce mois sacré », a déclaré le président de l’union des écoles et centres de mémorisation du Saint Coran.
Rappelons que d’après des informations, l’interpellation du Dr Sekou Sidibé fait suite aux propos virulents à l’encontre des formateurs militaires qu’il a tenus, le vendredi 17 janvier 2025, lors de son sermon dans une mosquée de Bamako. Cela a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux. Toute chose qui lui a valu un mandat de dépôt, le vendredi 24 janvier 2025, par le procureur du pôle judiciaire spécialisé en cybercriminalité.
Quant à l’imam Bandjougou Traoré, deux ans de prison ferme lui ont été infligés, il y a quelques mois. C’était suite à une plainte déposée contre lui pour ses dires au cours d’un prêche à l’encontre des femmes déployées au sein des forces armées et de celles pratiquant les sports.
Le 4 janvier 2024, Bandjougou a été interpellé et placé sous mandat de dépôt à cause de ses affirmations jugées graves à l’égard des autorités sur la question de l’électricité au Mali. Il fut condamné à 18 mois de prison dont 2 mois fermes et 16 mois avec sursis pour incitation à la violence et trouble à l’ordre public.
Nouhoum Konaré