Le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou vient de donner son coup d’envoi. Pour la 29eme fois et pendant 8 jours, la capitale du Burkina Faso fait du 7eme Art sa chasse gardée en Afrique.
Le Tchad avec 230 délégués est le pays invité d’honneur de cette grand-messe du cinéma africain sous le thème «Cinéma d’Afrique et identités culturelles », avec son Président en tête, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.
Le Mali est assez représentatif (nous en parlerons).
Les festivaliers se donneront tout à l’heure rendez-vous à Ouaga 2000 pour assister à l’ouverture professionnelle, comme à chaque édition, au CANAL OLYMPIA.
Celle-là va être particulière, puisque au moment solennel de présenter le Jury, le grand vide laissé par l’icône Souleymane Cissé, désigné Président, sera constaté.
L’émotion passée, le film d’ouverture (non en compétition officielle) sera projeté. C’est celui du Mauritanien, qui a cependant une partie du Mali en lui (des origines à Sokolo), Abderhamane Sissako, réalisateur du film TIMBUKTU, qu’on redécouvrira ce soir !
BLACK TEA est le titre du film dont la trame repose sur une jeune fille, Aya, qui dit non le jour de son mariage, à la stupeur générale des parents et de la communauté. Émigrée en Chine, elle travaille, comme c’est à la mode, dans une boutique d’export de thé appartenant à Cai, un Chinois. C’est l’amour parfait, mais très rare entre une Africaine et un Chinois.
Rare pour se poser la question si cette histoire d’amour pourra survivre aux préjugés d’abord puis au passé de chacun. Les amateurs de romance mortelle sont servis ce soir !
Juste après, vers 22 H 30, le monde du cinéma rendra hommage, du côté du CINÉ BURKINA, à Souleymane Cissé qui nous a quitté mercredi dernier.
Source : Moustaph Maïgua