Face aux menaces cybernétiques Le ML-CERT et ses partenaires renforcent l’arsenal national

Le Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité (ML-CERT) a lancé, ce mardi 20 mai 2025, un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités. C’était en collaboration avec l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP) et le soutien technique de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Lire les faits marquants.

Durant deux jours, cette rencontre de haut niveau a regroupé les principaux acteurs de l’écosystème numérique malien. Présidé par Issoufi Maïga représentant de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP) et chargé des questions de télécommunications au sein de l’institution, cet atelier a un double objectif.

Primo, évaluer la maturité du Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité (ML-CERT). Secundo, renforcer la position du Mali dans le Global Cybersecurity Index (GCI). Ces deux leviers sont considérés comme cruciaux améliorant la résilience du pays face aux menaces numériques, de plus en plus complexes et nombreuses.

Boua Ouarakoro Coulibaly, coordinateur du Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité (ML-CERT) a dressé un tableau clair des enjeux qui sous-tendent cette activité.

Rappelant que bon nombre de pays en développement dont le Mali est confronté à une augmentation rapide de l’usage des technologies numériques avec pour corollaire une exposition croissante aux cybermenaces. « La prolifération des dispositifs connectés et l’intégration du numérique dans les secteurs économiques, sociaux et institutionnels rendent le pays vulnérable à des attaques de plus en plus sophistiquées », a-t-il affirmé.

Face à cette réalité, la création du ML-CERT s’est imposée comme une réponse stratégique du Gouvernement malien. Ce centre a pour mission de détecter, analyser, prévenir et répondre aux incidents de cybersécurité. Il constitue ainsi un pilier essentiel de la stratégie nationale en la matière.

Donc cet atelier s’inscrit dans une démarche d’évaluation de la maturité du ML-CERT à travers l’outil SIM3 proposé par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Il a permis de procéder à un état des lieux des capacités existantes. Ses travaux ont identifié les failles du système actuel, proposé des mesures correctives et formulé des recommandations relatives à la gouvernance.

La coordination interinstitutionnelle et l’outillage technique ont aussi été évoqués. Du coup, le Mali entend renforcer son positionnement dans le GCI, indice international de référence qui évalue la cybersécurité dans les pays selon quatre piliers. À savoir : les mesures juridiques, les techniques organisationnelles, le renforcement des capacités et la coopération.

Selon Boua Ouarakoro Coulibaly, coordinateur du Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité (ML-CERT) cette rencontre a sensibilisé les parties prenantes sur les bonnes pratiques cybernétiques. Elle a renforcé les compétences des équipes locales dans la réponse aux incidents. Il s’agit, à terme, d’améliorer la gouvernance du secteur et de favoriser l’émergence d’un écosystème numérique fiable au service du développement.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) partenaire technique de l’événement, s’est engagée à accompagner le Mali dans ce processus de montée en puissance. Son soutien porte sur l’évaluation des capacités que sur l’élaboration de stratégies nationales conformes aux standards internationaux.

En conclusion, le coordinateur du ML-CERT s’est dit confiant quant aux résultats attendus. « Au regard de la qualité des participants et de l’engagement de tous, je suis persuadé que des recommandations fortes émergeront de cet atelier et contribueront à l’opérationnalisation effective du ML-CERT », a déclaré Boua Ouarakoro Coulibaly.

À l’heure où les cybermenaces deviennent une réalité quotidienne, cette initiative vient rappeler que la souveraineté numérique passe nécessairement par un renforcement des capacités nationales et une coordination étroite entre les institutions publiques, les partenaires techniques et les acteurs du secteur privé. Enfin, Issoufi Maïga représentant de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP) qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a rassuré l’engagement des autorités à accompagner l’ensemble de ce processus.

A.Cissé

 

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