21 Mars 2022-21 Mars 2026, quatres ans que SBM nous a quittés. On pourrait emprunter la formule consacrée, « le temps passe vite ». Sans doute. Sauf que dans le cas de SBM nous avons l’impression que c’était hier, toujours avec la même douleur , avec la même incompréhension, la même incrédulité, les mêmes questions.
SBM était un homme public, un homme d’État, un homme humble, un homme serviable, toujours prêt à aider, qui avait ses admirateurs et ses détracteurs tous unis dans la même conviction : pour la défense des intérêts du Mali, il ne reculait devant rien.
Le TIGRE, son sobriquet qui avait sa préférence, a traversé les époques. Du lycée de Badalabougou où il dénonçait les conditions de vie des lycéens par ses écrits muraux à la Primature où il a mis en oeuvre son programme tant bien que mal, SBM n’a jamais lâché prise. Sa ténacité, son incroyable aptitude à rebondir et à retomber sur ses pattes quand tout semble perdu fait dire à certains qu’il était insubmersible quand d’autres pensaient carrément qu’il était immortel. D’où la surprise générale à l’annonce de sa mort. « Ils ont osé ! », ainsi s’exprimaient de nombreux Maliens et de nombreux amis de SBM à l’extérieur.
A chaque anniversaire, on rappelle les circonstances dans lesquelles il a été mis aux arrêts. C’est avec le coeur leger qu’il est parti répondre à la convocation du procureur Mahamadou Timbo de la Cour suprême le 26 août 2021. Avec le sens de la mission accomplie, Timbo l’a placé sous mandat de dépôt le même jour.
Les conditions éprouvantes de sa détention lui ont fait perdre une vingtaine de kilos et sa santé. Malgré les supplications de sa famille adossées aux exigences des médecins qui recommandaient une meilleure prise en charge à l’extérieur, SBM mourut sans recevoir de soins.
La mort de SBM a laissé un immense vide tant au niveau de la famille qu’au niveau de l’État. Nombreux sont les Maliens qui estiment que vivant il aurait empêché certaines situations entre notre pays et d’autres. Et qu’avec sa clairvoyance il aurait inspiré le pouvoir pour éviter de se fourvoyer.
4 ans que SBM est parti. Comme si c’était hier. Il est toujours présent dans nos cœurs. Qu’Allah SWT lui fasse miséricorde et l’accueille parmi les Bienheureux. Le TIGRE n’est pas mort. Un TIGRE ne meurt pas.
Tiegoum Boubeye Maiga