Aujourd’hui à Bankass, des terroristes surarmés brûlent les villages et tuent leurs habitants. Des rescapés, voire des victimes, errant à la recherche d’un hypothétique asile, meurent de soif ou de faim. Ces victimes ont pour nom femmes enceintes, allaitantes ; enfants et personnes âgées.
Loin d’être en sécurité, ceux-là qui parviennent à trouver refuge dans un village voisin, sont systématiquement placés sur la liste rouge des terroristes ; il en est de même pour le village qui les accueille.
Aujourd’hui, aucun village à Bankass, notamment dans la commune de Baye, n’est en sécurité. Et, de cela aucune information n’est donnée aux maliens. Tout cela se passe dans une indifférence totale des autorités maliennes, tapis dans l’ombre des bureaux climatisés à Bamako ; et surtout des forces armées de sécurité qui semblent avoir opté pour le « circulé, rien à voir ici ».
Le Doyen