L’Office central de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (OCLEI), en partenariat avec le projet LUCEG, a organisé, ce jeudi 6 mars 2025, une journée d’échanges dédiée aux membres du Conseil national des jeunes (CNJ) .
Le thème était : << problématique de la corruption et l’enrichissement illicite et leurs conséquences sur l’insertion socio-professionnelle des jeunes >>
Les travaux se sont déroulés au siège du patronat du Mali, situé à Hamdallaye ACI 2000, en présence de plusieurs personnalités, dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, qui a présidé la cérémonie d’ouverture.Issa Diarra, représentant de la mairie de la commune IV, s’est engagé à combattre ce fléau avant de remercier les responsables de l’OCLEI pour l’organisation de cette activité essentielle au développement du pays.
Le président du CNJ Sory Ibrahim Cissé a, pour sa part, rappelé que la jeunesse constitue la majeure partie de la population malienne. C’est pourquoi, selon lui, la lutte contre la corruption ne peut réussir sans une implication active des jeunes.
Il a dénoncé le népotisme et le favoritisme comme des formes de corruption qui gangrènent la société.« Le CNJ s’engage à sensibiliser ses membres et à les encourager à protéger l’intérêt général. Ce fléau entrave gravement l’employabilité des jeunes », a-t-il déploré, avant de remercier le ministre Fomba pour ses efforts en faveur de la jeunesse.
Dans son allocution, le Dr Modibo Sacko, président de l’OCLEI, a paraphrasé le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui déclarait lors de sa prestation de serment : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui a échoué ».À travers cette citation, l’orateur a tenu à souligner que seule la jeunesse est en mesure de relever le défi de la corruption.
« Aucune sensibilisation n’est possible si la jeunesse n’est pas convaincue et engagée », a-t-il insisté.Il a conclu avec force : « Lorsqu’un pays est gangréné par la corruption, son avenir ne peut être radieux. Que chacun de nous continue à tenir le drapeau bien haut. Nous avons une mission commune. Aidons-nous mutuellement à faire de la corruption un mauvais souvenir. »Le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a, quant à lui, salué la compétence reconnue du président de l’OCLEI, Dr Modibo Sacko, et son engagement à atteindre les objectifs fixés par les plus hautes autorités. Il a insisté sur la nécessité d’assurer l’avenir des générations futures : « Cela n’est possible que si nous combattons ensemble la corruption et l’enrichissement illicite. »
Le ministre a également mis l’accent sur la probité, l’intégrité et la formation des jeunes comme leviers essentiels pour relever ce défi.« Malgré les enjeux, nous constatons l’engagement réel de la jeunesse dans la lutte contre ce mal », a-t-il ajouté, avant de saluer le travail considérable accompli par l’OCLEI dans l’accompagnement et la sensibilisation des jeunes. Cette journée d’échanges a permis de renforcer la mobilisation collective contre la corruption, en plaçant la jeunesse au centre des solutions pour un Mali plus juste et prospère.
Nouhoum Konaré


