Au cœur de la dynamique de refondation initiée par les plus hautes autorités du Mali, le président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali (OEJM), Mody Kantara Coulibaly, alias « MKC », dessine les contours d’une profession en pleine mutation.
Portée par une volonté farouche de moralisation et de montée en compétences, son action a été couronnée par une distinction honorifique : MKC figure parmi les récipiendaires de la médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mali. Cette récompense, remise des mains du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme en marge de la Semaine de la Justice, vient saluer un parcours exemplaire.
Pour ce professionnel aguerri, dont les trente années de carrière ont été jalonnées de défis, de labeur et parfois de « coups bas », l’heure est désormais à la consolidation d’un corps d’élite. L’objectif est clair : répondre aux exigences de vérité et d’impartialité.
Le bureau qu’il dirige s’est ainsi fixé pour mission prioritaire le renforcement des compétences de ses membres, tout en lançant un appel pressant aux praticiens évoluant encore en marge de l’institution. MKC est formel : travailler en dehors des cadres légaux ne relève pas de l’expertise mais de l’imposture, exposant les contrevenants à la rigueur de la loi.
La porte de l’Ordre reste cependant ouverte à tous ceux qui souhaitent s’intégrer dans cette démarche de qualité, sous réserve d’en respecter l’éthique et les conditions rigoureuses. Cette ambition s’inscrit dans une stratégie globale d’harmonie institutionnelle. L’expert judiciaire ne doit plus évoluer en vase clos, mais en parfaite intelligence avec les autres acteurs de la chaîne pénale : avocats, magistrats, huissiers et officiers de police judiciaire.
Cette synergie, vivement encouragée par le Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, vise à garantir que chaque acte posé par un expert reflète la dignité de son serment. Passionné par l’investigation et la quête de la vérité factuelle, le président de l’OEJM place l’impartialité au sommet de ses rapports, convaincu que la crédibilité de la justice malienne dépend de la rigueur technique des avis rendus.
Alors que l’année 2026 s’ouvre sur des perspectives de modernisation, notamment avec le virage numérique et les nouvelles alternatives pénales, l’Ordre entend s’imposer comme un rempart contre l’amateurisme. En invitant les justiciables à se référer exclusivement au tableau officiel de l’Ordre, MKC espère mettre fin aux agissements de ceux qui « embobinent » le public sans qualifications requises.
Il conclut par un message d’espoir, formulant des vœux de prospérité pour une corporation désormais résolue à être le miroir de l’intégrité malienne.
La rédaction
Source : Pays Emergent
