Ces derniers jours, un obsédé sexuel trouble la quiétude dans le secteur de Banconi Zèkènékorobougou qui est situé en Commune I du district de Bamako. Comment a-t-il été découvert ? Cet homme, un trentenaire, a été vu pour la première, il y a quelques semaines, en train de se promener vers l’aube, en cette crise énergétique, dans certaines rues non éclairées de Banconi Zèkènékorobougou. Les femmes qui se réveillent tôt pour balayer devant les portes des maisons et préparer le petit déjeuner pour la famille, constituent ses cibles privilégiées.
Selon une mère témoin oculaire, cet obsédé sexuel choisit une femme isolée, prend soin de vérifier la présence ou non d’un individu et s’en approche avant de commencer à exhiber son intimité. « Une fois, quand je me préparai à me rendre au marché de Médina coura pour y m’approvisionner en condiments, j’ai vu ce mec en train de faire des va-et-vient incessants dans notre rue », a-t-elle affirmé.
« J’ai constaté, à chaque fois que nos regards se croisent de loin, il se met à sortir de son pantalon son organe génital masculin tout en le caressant », a précisé une voisine du quartier. Ajoutant que face à la présence prolongée à l’aube de cet homme devant la porte d’entrée de la concession, elle a été contrainte d’appeler un jeune frère de son mari qui est porteur d’uniforme.
« Quand ce dernier est rapidement sorti de sa chambre en menaçant d’aller prendre son arme de service, l’obsédé sexuel a disparu comme un éclair », a-t-elle témoigné. Il se serait éclipsé durant quelques semaines avant de réapparaitre, le mardi 28 janvier 2025, en s’adonnant à son vice qui le tourmente.
Selon une autre source, ces genres d’hommes passent la nuit à se déambuler ainsi dans les rues de certains quartiers de Bamako en quête de femmes en manque de maris. C’est une sorte de prostitution masculine déguisée qui se fait à ciel ouvert. En effet, le fait pour ces hommes d’exhiber de loin leur verge est un code attirant la dame qui en a besoin. Du coup, celle qui est intéressée répond en faisant un signe invitant le professionnel du sexe à la suivre là où elle ira s’isoler.
Une fois, à l’intérieur d’une chambre à coucher, d’une toilette extérieure ou sous un hangar, en tout cas, à l’abri des yeux en fonction d’un lieu correspondant au romantisme de la cliente, l’homme se met au travail en lui donnant du plaisir. S’agirait-il d’une forme de prostitution masculine à but lucratif ? Cette nouvelle pratique serait-elle fondée sur un partenariat sexuel mutuellement avantageux ? Notre informateur répond à ces deux interrogations en disant que cela dépend de la décision des deux libidineux.
Ajoutant que souvent ces relations cachées peuvent s’inscrire dans la durée où l’homme et la femme (mariés ou célibataires) se rencontrent ailleurs dans un endroit offrant toutes les commodités. Pour preuve, à Bamako, il est formellement interdit aux vendeurs et tailleurs ambulants d’accéder à certaines habitations à cause de leur propension à se familiariser avec célérité aux femmes.
Ces derniers et ceux qui se livrent au cambriolage fréquentent les concessions quand les époux sont allés travailler. Mieux, au nom de la solidarité légendaire qui prévaut dans notre pays, certaines épouses vont loin en donnant (à l’insu de leurs maris) à manger et à boire aux vendeurs et tailleurs ambulants tout en échangeant avec eux de propos à caractère lascif.
Enfin, selon une indiscrétion, récemment un ramasseur d’ordures urinant dans une rue de Hamdallaye ACI 2000, aurait été invité à l’intérieur par une femme d’un opulent qui l’a vu à travers la vitre de sa fenêtre située au premier étage d’une habitation. Que s’est-il passé entre cet homme crasseux et la dame dont le parfum encense son itinéraire ?
À suivre
Oumar Bah