L’Office du Niger est un Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Ce mastodonte de production agricole a subi de nombreuses restructurations dont celle consécutive à la loi N° 94-004 du 09 mars 1994 adoptée dans une logique de libéralisation de l’économie et du transfert de responsabilité de l’Etat vers les acteurs privés. Pour son rôle prépondérant à garantir la souveraineté alimentaire, les hautes autorités du pays ne se perdaient pas en conjecture en portant leur choix sur un homme du sérail à en assurer les commandes. Il s’appelle BARRY Sékou Ibrahima. Même à titre intérimaire cet agronome au parcours pachydermique s’adjuge le mérite de l’incarnation du renouveau et de la refondation.
C’est au milieu des années 1990 que l’Office du Niger a vu ses missions recentrées sur la mise en valeur et du développement du Delta central du fleuve Niger, la gestion des eaux et la maintenance des aménagements.
Par ailleurs dans le cadre du contrat de concession de service public, cela intègre la maîtrise d’ouvrage déléguée pour les études et le contrôle des travaux, l’entretien des infrastructures primaires, la gérance des terres, le conseil rural et l’assistance aux exploitants des terres aménagées dans leur approvisionnement en intrants et matériels agricoles.
L’Office du Niger divisé en zones de production font de l’Office de lui un atout et une opportunité d’affaires avec un potentiel de 2 millions d’hectares de terres cultivables.
Le rôle que joue l’ON dans la production agricole est essentiel et en fait un symbole de la souveraineté alimentaire, à travers des « success stories » de paysans modèle, des agro-businessmen modèle et des femmes modèle.
L’office du Niger, socle de l’économie malienne reste ainsi un levier stratégique bien apprécié de sécurité et de souveraineté alimentaire pour notre pays. Pour demeurer ainsi et combler les attentes de la nation, l’ON aura besoin d’un pilotage et d’animation mettant l’accent sur la motivation, la communication et le développement des collaborateurs, pour qu’il performe et atteigne ses buts de manière efficace et efficiente.
Ce type de management qui combine la planification rigoureuse, l’organisation, la direction ; la coordination et le contrôle ne sont pas des atouts qu’il faille débusquer loin de son antre.
En effet, l’actuel DGA qui se trouve aussi être PDG intérimaire, M. BARRY Sékou Ibrahima réunit fort heureusement toutes ces qualités et bien d’autres. Il est Ingénieur en Agronomie, Option Economie Rurale diplômé d’une école d’excellence bien connue : Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) de Thiès, Sénégal, après la cage de l’institution nationale de référence de formation des Agronomes : IPR/IFRA de Katibougou.UN AGRONOME, AUX COMPETENCES TRANSVERSALES
L’homme, M. BARRY développe des compétences, lesquelles à sen résoudre, le retiennent indiscutablement dans le lien d’un produit fini du monde rural dans toute la diversité de sa composante. Sa solide érudition dans les domaines complexes de la production animale et végétale, dans l’économie rurale et la sociologie, tout autant que son savoir-faire avéré dans le génie civil ajusterait à bien des égards le choix qui lui est porté. Nos souvenirs restent encre vivaces lorsqu’un mentor à lui, son PDG à l’époque, trouvait sa conduite de bon aloi. Dans un compliment à sa hauteur, celui-ci louait sa bonne capacité d’intégration, d’analyse et de synthèse.de même que ses aptitudes à manager et travailler sous pression. De lui, l’histoire retiendra l’un des rares directeurs de zone à atteindre la prestigieuse barre des 100% dans une campagne de recouvrement des redevances eau ; qui plus est dans un secteur naguère en proie à de récurrentes attaques, la très vaste zone de Niono, l’épicentre de la riziculture, pour ainsi dire.
Ces compétences sont le fruit d’une longue expérience acquise à la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles, (CMDT) où BARRY Sékou Ibrahima a été Chef secteur de base, Agent contrôle et certification de la semence, Chef de zone de développement, Chef de zone d’alphabétisation et d’expansion rurale.
A l ’ON, il est arrivé comme un poisson dans l’eau autrement dans un environnement familier. Ceux de ses collègues qui l’ont vu le pied à l’étrier le savaient déjà porteur de vision à contribuer au rayonnent de cet univers de l’agro-industrie. Sans surprise, il va aisément gravir les échelons. Responsable du Développement Rural à l’ADDC (Appui au Développement du Delta Central), il fut ensuite Chef de Division Suivi Evaluation à la Direction de la planification et des Statistiques de l’Office, Point focal du Millennium Challenge Account-Mali au niveau de l’Office du Niger, Point focal du Contrat Plan Etat-Office du Niger-Exploitants Agricoles, Chef Service Vulgarisation et Formation, Point Focal de la Pisciculture en Zone Office du Niger, Point Focal de la Coopération tripartite Mali-Maroc- FAO Niger, Coordinateur du Projet d’Irrigation d’Alatona Office du Niger Mali, Chef Service Stratégie et Planification à l’Office du Niger, Directeur de Zone Office du Niger Niono, Directeur Général Adjoint Office du Niger et depuis peu, Président Directeur Général par Intérim du même service.
UN PDG PAR INTERIM, MANAGER ET CHERCHEUR
Le Président Directeur Général par Intérim de l’ON est aussi un chercheur qui a réalisé de nombreuses études notamment de faisabilité sur des projets avicoles, de production laitière, de production maraichère et de nombreuses communications scientifiques.
Sur la base de ce que l’on sait de M. BARRY Sékou Ibrahima, il est un leader visionnaire et pragmatique, capable de concilier la mission historique de sécurité alimentaire avec les exigences d’un agrobusiness moderne. Il possède une vision systémique intégrant production, transformation, commercialisation et durabilité écologique. Sa vision s’appuierait sur une stratégie claire transformant cet organisme en modèle d’agriculture productive, rentable et résiliente face aux changements climatiques, domaine dans lequel, du reste, il s’est honorablement acquitté de plus d’une mission.
L’analyse de ses compétences techniques et managériales démontre une expertise agronomique approfondie, une connaissance intime des cultures irriguées, des techniques d’irrigation et d’adaptation aux spécificités de la zone Office du Niger, une capacité à piloter une grande structure avec une gouvernance transparente et des indicateurs de performance mesurables, une ouverture aux innovations agricoles, numériques et environnementales adaptées au contexte malien.
La connaissance du terrain, des hommes et des relations sociales, la compréhension profonde du monde rural, la familiarité avec les réalités des exploitations familiales comme des grandes entreprises agricoles, la capacité à dialoguer avec tous les acteurs – paysans, investisseurs, autorités locales, partenaires techniques, le sens de l’équité pour une répartition juste des ressources (eau, terre) font de lui l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Un choix juste qui s’accommode de son intégrité inébranlable, son talent de pédagogue à expliquer et faire adhérer aux transformations nécessaires et qui lui fait dire constamment aux exploitants agricoles « si nous ne changeons pas, nous ne progressons pas, si nous ne progressons pas, nous ne vivons pas véritablement ».
Ce profil combine donc l’expertise technique, l’intelligence sociale, l’intégrité morale et la vision stratégique nécessaire pour guider cette institution cruciale vers un avenir qui honore sa mission historique tout en relevant les défis contemporains. Somme toute, il s’agit de faire de l’Office du Niger un pôle d’excellence et d’innovation agricole ouest-africain.
Bina Aly Diarra
Source : Pays émergent
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