Youba BA invité de l’émission « Mali Kura taa sira »

Le ministre de l’élevage et de la pêche reconnaît le souci sécuritaire mais aussi les efforts des autorités dans d’autres domaines
Le ministre de l’élevage et de la pêche Youba Ba s’est exprimé dans l’émission « Mali Kura taa sira » enregistrée, le 2 juillet 2025, au Parc à bétail de Kati situé à 15 kilomètres de Bamako.
Monsieur Ba répondait aux questions de nos confrères Kadidiatou Koné de l’ORTM et Robert DISSA d’africable télévision. En charge de l’élevage et de la pêche, il a évoqué les grandes actions réalisées par son département avant de s’appesantir sur les perspectives.
À ce sujet, il a beaucoup mis l’accent sur l’exportation de la viande. Youba Ba a reconnu les efforts des autorités de la transition quant à l’acheminement du cheptel mais aussi la situation sécuritaire qui prévaut. soulignant que les bovins, ovins et caprins qui font l’objet de promotion lors des deux fêtes (Ramadan et Tabaski) viennent en grande partie des régions de Nioro du Sahel, Niono, Nara et Mopti.
Selon lui, le cheptel bovidé de notre pays est évalué à 14 millions de têtes. Les ovins sont denombrés à 24 millions, les caprins à 33 millions, les équins à 640 000, les porcins à 91 479, et les volailles à 63 millions. Le ministre Ba a affirmé que l’élevage est pratiqué sur toute l’étendue du territoire national. Il a soutenu que le centre, le nord et le sahel occidental sont toutes des localités d’élévage par excellence.
Précisant que 80% de la population malienne pratique l’élevage sur une étendue du territoire national estimée à 30 millions d’hectares. À l’entendre, l’élevage périurbain et à la périphérie des villes se développe de plus en plus.
L’espoir est donc permis, affirme le ministre, en se fondant sur les données receuillies à l’issue de sa visite de travail au niveau des 14 régions du Mali. Rappelons au passage que son déplacement s’inscrit dans le cadre du suivi du plan de campagne agricole.
À titre d’exemple, dans la region de Bougouni, l’insémination artificielle suivant son cours normal est sur une bonne voie.
Le chef du département de l’élevage et de la Pêche a fait savoir que les systèmes hydrauliques pastoraux sont sur place pour abreuver 50 000 têtes de bœufs. Pour lui, l’élevage évolue bien dans les régions de Ségou, Dioïla et San. Sa délégation a pu s’imprégner des réalités tout en prenant une bonne note des difficultés que les éleveurs font face.
Le ministre Ba a déclaré qu’il a pris l’engagement de suivre le plan de campagne validé par le chef de l’état, le général d’armée Assimi GOÏTA. Il a rassuré que sa tournée dans les 14 régions, lui a permis de se convaincre que l’élevage et la pêche se portent en merveille dans notre pays.
Un autre sujet brûlant debattu fut l’interdiction de la transhumance des animaux par les autorités guinéennes sur leur territoire. Le ministre a fait savoir qu’un protocole existe entre le Mali et le pays frère de la Guinée à propos de la gestion de cet aspect. Selon ses dires, des efforts ont été déployés pour le maintien d’un dialogue franc avec les décideurs de Conakry.
Des tournées à Kangaba, Kita et à Bougouni ont permis de sensibiliser les populations par rapport à la transhumance. L’arrivée d’une délégation guinéenne à Bamako est prévue dans les jours à venir et aura l’effet de procéder à la révision dudit protocole.
Quant à l’exportation de la viande, le ministre de l’élevage et de la pêche a laissé entendre qu’il faudrait mettre en place une politique prônant des abattoirs qui répondent aux normes internationales et des viandes ISO. En effet, Youba Ba nourrit beaucoup d’ambitions pour exporter le label « Mali Sogo »
Notre pays dispose-t-il de marchés potentiels en Chine, en Turquie, en Guinée Conakry, au Sénégal et aux Emirats arabes unis pour l’exportation de sa viande ? Le ministre a répondu par l’affirmatif précisant que l’insémination artificielle permet d’augmenter la productivité. « Nous sommes à plus de 10 000 vaches inséminées avec plus de 3 000 naissances de veaux », a t-il déclaré.
Ce vol peut apporter un plus à la production du lait et de la viande. Le ministre dit avoir été impressionné par deux espèces de vaches lors de sa visite au Brésil. Il s’agit de Girolando, une espèce capable de donner 100 litres en seulement trois traites par 24 heures. Quant au Nélore, son veau de 4 à 5 ans peut peser 1000 kilogrammes.
D’autre part, le gouvernement investit 25 à 30 milliards de nos francs pour importer et booster la productivité du lait et de ses dérivés. Concernant la santé animale, le ministre Ba a rassuré que le Mali s’est doté de vétérinaires aguerris qui veillent nuit et jour pour garantir le bien-être des bêtes. il se réjouit des actions du Laboratoire central vétérinaire du Mali qui constitue un fleuron de l’Alliance des états du sahel (AES) et de l’UEMOA.
《 Le président de la transition a donné aux éleveurs et aux laitiers et 10% de la graine du coton》a expliqué Youba Ba. Toute chose qui a permis de stabiliser et de contribuer significativement à la réduction du prix des aliments bétail. Cette initiative du chef de l’état malien visant aussi l’embonpoint des animaux a été saluée à sa juste valeur par le ministre Ba.
S’agissant du secteur de la pêche, il sera lustré par la mise en place d’une politique nationale de pêche et d’aquaculture. Selon le chef de département, en 2024, notre pays a produit 123 000 tonnes de poissons frais d’eau douce, la pêche pèse ainsi 4% du Produit intérieur brut.
« Nous avons 70 écloseries à travers le pays, 70 fermes modernes, 2 024 sites de pisciculture recensés, 1 300 bassins en ciment, 898 étangs en terre et 286 retenues d’eau pour la pisciculture », a t-il détaillé.
En ce qui concerne la jeunesse, Youba Ba a souligné qu’en 2017 son ministère a accompagné des femmes et des jeunes dans le domaine de l’élevage des volailles et de la pêche. Il a précisé qu’une centaine d’entre eux ont réussi à développer leurs activités.
Il a, enfin, lancé un appel à la jeunesse de ne plus sacrifier sa vie en traversant la méditerranée et le désert car, dit-il, nous avons la terre capable de tout nous donner. Il a également démontré l’intérêt de nos fleuves qui peuvent produire des milliers de tonnes de poissons. Le ministre Youba Ba a conclu qu’un programme quinquennal sera mis en place afin d’accompagner les pisciculteurs.
                                 Par Nouhoum Konaré

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