Bamako  : l’ICP-Mali renforce les capacités des journalistes sur la sécurité et la santé au travail

Dans le cadre de la Politique nationale de santé et de sécurité au travail et de son plan d’action 2025-2029, l’ICP-Mali, en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, a organisé samedi 12 septembre 2026 un atelier de formation à l’intention des journalistes, au siège de l’Union technique de la mutualité (UTM).

L’objectif de cette session était de mieux outiller les journalistes sur les contours de la politique de sécurité et de santé au travail ainsi que sur le plan d’action 2025-2029. 

À l’issue de la formation, les acteurs des médias sont désormais mieux préparés à traiter l’ensemble des questions relatives à ce thème.

« La protection sociale est un pilier inestimable pour la sécurité de toute nation », a insisté Ousmane Dao, président de l’ICP-Mali. Il a rappelé qu’en septembre 2025, le gouvernement malien a adopté une politique nationale en la matière, assortie d’un plan d’action pour la période 2025-2029. Cette adoption s’inscrit dans une dynamique internationale impulsée en 2022 lors de la Conférence internationale du Travail. 

À cette occasion, une nouvelle convention a rejoint les normes fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), notamment la convention n° 155 sur la sécurité et la santé des travailleurs et la convention n° 187 sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail.

« Le Mali démontre ainsi sa volonté de garantir à chaque travailleur des conditions de travail sûres et décentes. Le renforcement de la sécurité et de la santé au travail comme droit fondamental marque une étape importante pour la consolidation d’un monde du travail plus sûr, ainsi que pour la promotion de la justice sociale et du développement durable », a souligné Ousmane Dao.Il a rappelé que, chaque année, près de 3 millions de travailleurs perdent la vie à cause d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

À cela s’ajoutent 402 millions de cas d’accidents de travail non mortels en Afrique, selon les chiffres de l’OIT. Un constat qui fait froid dans le dos. Les travailleurs des secteurs agricoles, miniers et informels figurent parmi les plus exposés. Pour le président de l’ICP-Mali, les journalistes doivent s’emparer de cette question et y apporter leur contribution à travers la production d’articles visant à sa vulgarisation.

Ils jouent en effet, un rôle d’interface entre les politiques publiques et les populations bénéficiaires.

La protection sociale est l’affaire de tous !

Cette politique et son plan d’action peuvent également représenter une aubaine pour les travailleurs des médias eux-mêmes, qui ont la possibilité de contribuer à l’amélioration de leurs propres conditions de travail et de vie.

Nouhoum Konaré 

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