Il faut le dire… Trois fléaux gangrènent le Sahel : terroristes, prédateurs de la république et COVID-19

Décidément, à regarder de près, on est tenté de dire que l’expression « pays de merde » utilisée par le président de la première puissance mondiale, Donald Trump pour ne pas le nommer, convient bien à nos pays du Sahel.

En effet, en dehors des calamités naturelles qui frappent ces pays : sécheresses, inondations, famines, pandémies il existe d’autres fléaux qui sont l’œuvre de leurs citoyens : détournement de fonds publics, blanchiments de capitaux, enrichissement illicite, l’insécurité généralisée etc. qui sont les conséquences de la mauvaise gouvernance.

En ce début de la troisième décade du 21ème siècle, les pays du Sahel en général et singulièrement les trois pays : Burkina Faso, Mali et Niger, sont caractérisés par trois principaux fléaux : terroristes, prédateurs de la république et COVID-19.

Mais qui sont donc ces prédateurs de la république ? Nous appellerons prédateurs de la république ces hommes et femmes exerçant des professions libérales, agents de l’État, opérateurs économiques, qui, profitant de leur position s’adonnent à des activités illégales : détournements de fonds, blanchiments de capitaux, enrichissements illicites, trafics d’influence etc.

La mauvaise gouvernance étant de règle dans ces pays, l’impunité son corollaire, est une réalité qui est entrée dans les mœurs et qui ne choque plus le sahélien lambda. Mais si le forfait du prédateur est trop voyant, extravagant, il arrive que son auteur devienne alors « le mouton noir » sacrificiel que l’on remet à la justice, au nom de la sacro-sainte expression : « nul n’est au – dessus de la loi » !

C’est le cas au Mali, de l’ancien patron de l’APCAM, Bakary Togola et au Burkina-Faso, celui de Jean Claude Bouda l’ancien ministre de la Défense mis sous-mandat de dépôt : l’un pour détournement de fonds publics et l’autre pour enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.

Et, qu’en est-il du nigérien Hima Boubacar alias « Petit Boubèye », un proche du Président Mahamadou Issoufou, un fournisseur de l’armée nigérienne qui aurait semble-t-il détourné 76 milliards de francs CFA en surfacturant le matériel militaire ? Et au Mali ? N’avons-nous pas notre « petit Boubèye » ? Une bonne question qui mérite une réponse.

Au regard des sommes faramineuses que détournent ces prédateurs de la république, on peut affirmer sans risque de se tromper qu’ils constituent le fléau le plus malfaisant des trois, car ses impacts constituent d’importants manques à gagner pour le trésor public et partant, ils demeurent des entraves pour la lutte contre les deux autres.

Au Sahel, les luttes contre le terrorisme et contre le COVID-19, offrent une opportunité aux prédateurs de la république de s’enrichir de façon éhontée. Et, malheureusement toutes ces richesses mal acquises ne servent pas à créer des emplois notamment pour les jeunes, car, pour la plupart, elles se consument dans la concupiscence, la luxure, les bacchanales dans des hôtels cinq étoiles, des boîtes de nuit et sur des bateaux de croisière.

…sans rancune

Wamseru A. Asama

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