Mali : Rétention de Salaires et Covid 19, les enseignants n’avaient pas prévu çà

Entre le gouvernement du Mali et les enseignants, rien ne va plus. L’Etat a ainsi décidé de bloquer le salaire des enseignants pour la période du mois de février et de mars. Motif, les différentes grèves des syndicats pour raison de non application de l’article 39 de leur statut.

Joints par nos soins, des syndicats de l’éducation donnent une explication à cette question de salaire bloqué.

Ils estiment que la situation s’expliquerait par une lenteur dans le  processus  de traitement des salaires.

Pourtant, des voix autorisées précisent qu’il est question de suspension pure et simple  de salaires, aux fins de rendre aux enseignants la monnaie de leur acte, à savoir les grèves incessantes.

Aussi, au mois de février, les salaires ont été mis en retard, voire retenus pendant 19 jours.

Quant au mois de mars, 20 jours ont été nécessaires avant de débloquer les salaires.

Si certains enseignants ont pu avoir leur salaire du mois de février, reste à préciser que beaucoup d’autres attendent encore sans être payés.

Face à la situation, c’est un chaos socio financier qui s’installe petit à petit dans le monde enseignant.

Abonnés aux prêts bancaires pour la très grande majorité, les retenues de salaires ne sont pas faites pour arranger les comptes des enseignants. L’argent, disons plutôt le salaire versé à la banque, est aussi vite grillé qu’il arrive dans le compte.

Conséquence, c’est la croix et bannière pour un enseignant de nourrir quotidiennement sa famille.

La situation risque d’être plus compliquée avec cette pandémie de covid-19 ; annonciatrice d’une paralysie certaine des activités économiques dans le pays.

A notre micro, un cadre du monde enseignant dit : « Chez nos voisins comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal, à cause de la pandémie du Covid 10, l’Etat aide les concitoyens avec des mesures comme le paiement par anticipation des salaires. A même moment, les nôtres bloquent les salaires des enseignants pour les faire souffrir avec leurs familles ».

« Il n’y a pas pire crime que de priver un travailleur de son salaire pendant deux mois et surtout en période de pandémie et son corollaire de  renchérissement de la vie  de tous les jours», s’empresse d’ajouter un autre enseignant.

 Nouhoum Konaré

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