Location des aéronefs militaires: Le service de communication de l’armée donne «maladroitement » sa version

Dans un post sur sa page Facebook, l’armée malienne a donné sa version concernant le scandale sur la location des aéronefs militaires à des civils. Pour la Direction de l’Information et des Relations publiques de l’armée malienne, il s’agit d’actes «légaux» qui ont toujours été pratiqués en République du Mali.

 -Maliweb.net- «Il ne s’agit pas d’une location mais d’un affrètement. » Se muant en spécialiste du droit des obligations, le service de communication de l’armée définit l’affrètement comme un «service au prix coûtant sans aucun bénéfice pour l’Armée de l’Air».Dans l’affrètement, insiste l’armée, «le demandeur assure les frais inhérents à la mission, l’Armée de l’Air ne paie rien, elle ne demande pas non plus un quelconque bénéfice».

A en croire, l’armée, il s’agit d’une « assistance militaire » en faveur des populations et de ses partenaires. A titre d’exemple, les communicants citent entre autres cas: le Ministère des Sports a affrété l’avion militaire pour transporter les Aigles au Tchad; Somapep a affrété l’avion militaire pour Tombouctou; la Commission Défense Sécurité a affrété l’avion militaire pour soutenir les FAMa à Kayes; la famille Kane a affrété l’avion militaire pour leur besoin à Nioro du Sahel.

Grosse Contradiction…

La communication de l’armée dans cette affaire pose problème. Entre  le  service de communication et le président de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale qui dit la vérité au contribuable. En effet, dans un tweet, Karim Keita, fils du président de la République et président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale, non moins «affréteur», à multiples reprises des aéronefs, parle bien de «location». Il estime que cela permet «d’avoir des rentrées financières» et assure des «qualifications pour les pilotes».

Cette version de Karim Keita, quoique assez révoltante était pourtant meilleure à celle de l’armée. Car, il est écœurant pour le contribuable de savoir qu’il se saigne pour doter son armée de matériel roulant et que ce matériel, acquis à prix d’or, soit le jouet de mariage de familles riches. Le tout sans qu’aucun bénéfice ne soit tiré de cette opération. Si ces familles ne se bornent qu’à payer le carburant, alors qui paie les frais de maintenance? Encore le pauvre contribuable.

Aussi, dans son post, l’armée tente de justifier l’injustifiable en comparant, par exemple le transport des aigles au transport des convives d’un mariage. Dans le premier cas, le contribuable malien accepte ce sacrifice pour son équipe nationale.Un service qui lui reviendrait plus cher, s’il était effectué par une compagnie privée. Dans le second cas, la famille Kane, assez riche, profite encore du pauvre contribuable malien.

«Nous sommes en guerre », tâchons de vivre cette déclaration du Chef suprême des armées !

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