Tony Blair au Mali : La Grande Bretagne jure de rebattre les cartes de la coopération Euro – Africaine

L’ancien premier ministre de la grande Bretagne, Tony Blair, a effectué une visite de 48 heures au Mali. Cette visite  a commencé dans la nuit du dimanche pour finir le lundi 22 mars 2021.

Durant la seule journée du lundi 22 mars, outre le président de la transition, Bah NDaw, Tony Blair, a rencontré respectivement les Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, M. Mohamed COULIBALY, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Lieutenant-Colonel, Dr Abdoulaye MAIGA et le Délégué Général aux Élections, Général Siaka SANGARE.

Au cours de cette visite, on retient que l’ancien premier ministre Britannique a rassuré les maliens sur la disponibilité de son organisation d’appuyer le Mali dans le cadre des réformes institutionnelles et l’organisation des futures échéances électorales.

A cet effet, Tony Blair précise : « Nous sommes tout à fait disponibles pour accompagner le gouvernement de la transition sur les axes très importants, y compris les réformes institutionnelles et le processus électoral ».

Pour concrétiser tout cela, Tony Blair a proposé deux experts qui seront mis à la disposition du Mali. Le premier aura à charge d’aider notre pays à faire ses réformes institutionnelles. Le second sera chargé des élections à venir ; d’où cette rencontre avec les deux ministres et particulièrement le général malien Siaka Sangaré, délégué général aux élections.

Ça sent le business !

Tony Blair est le patron d’une structure qui s’appelle « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) ». Cette institution s’est spécialisée dans l’accompagnement des chefs d’État africains, particulièrement, dans l’accélération de leurs projets prioritaires ou d’urgence économique.

Parmi les gros bénéficiaires de l’expertise de « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) », figure le président rwandais, Paul Kagame. Il a été le tout premier chef d’état africain à solliciter de l’ex-Premier ministre britannique et « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) ». C’était déjà en 2008.

Aussi, selon le magazine Jeune Afrique, Tony Blair et son organisation ont accompagné le président du Togo, Faure Gnassingbé ; l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn ; et surtout le successeur de ce dernier Abiy Ahmed, qui a bénéficié du savoir-faire de « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) » sur le dossier concernant  l’ouverture au privé du secteur des télécoms.

Aussi, « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) » a été consulté par les présidents sénégalais, Macky Sall, Adama Barrow de la Gambie et George Weah du Liberia.

Toujours selon Jeune Afrique, en 2018, « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) » a accompagné le gouvernement de la Guinée Konakry dans le dossier relatif à la mobilisation de financements auprès de la China Eximbank pour la construction par China International Water & Electric Corporation, des barrages de Kaléta (446 millions de dollars) et de Souapiti (1,4 milliard de dollars).

Mieux, dans ce même pays, « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) »  a aussi conseillé le gouvernement par rapport au financement du projet de construction des 1 600 km d’interconnexion électrique entre le Sénégal, la Guinée et la Guinée-Bissau.

D’autres dossiers non des moindres en Afrique ont passé par l’expertise de « Tony Blair Institute for Global Change (TBI) ». Il s’agit de la privatisation de plusieurs entreprises au Mozambique ; et la restructuration de la filière anacarde en Côte d’ivoire.

Cette percée de la Grande Bretagne en Afrique, particulièrement en Afrique francophone, illustre à suffisance l’acharnement de ce pays, désormais hors circuit européen, de se faire un nom et une place en Afrique.

Le Brexit qui annonçait l’écroulement de la grande Bretagne, semble avoir donné plus d’ailes et d’idées à Londres. Il faut piocher partout où cela est possible, quitte à marcher dans le pré carré dans son voisin et ennemi d’hier ; la France. Le Mali est face à un choix. Entre Paris et Londres, Bamako doit savoir où poser ses pieds ; j’allais dire ses besoins.

Notre rédaction

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