Académie d’Enseignement Rive Gauche : Le Centre d’Animation Pédagogique de Banconi Serait-il tourmenté par un intérêt non-dit ?

Le directeur du Centre d’animation pédagogique de Banconi et certains responsables de trois comités syndicaux se font parler d’eux à cause d’un linge sale à laver en famille. En conséquence, les autorités en charge de l’éducation menaceraient de prendre des sanctions à l’encontre des protagonistes.

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D’entrée en matière, rappelons que le Président de la Transition a dédié l’année 2026 à l’éducation et à la culture au Mali. Cette noble décision fut unanimement saluée, à sa juste valeur. Nul n’ignore que ces dernières années, une crise multiforme de causes diverses a durement éprouvé notre pays. Elle a même sérieusement effiloché son tissu social.
Consacrer cette année à l’éducation et à la culture donne ainsi une chance de réunir et de recoudre les morceaux. Car, il s’agit à travers cette initiative de recourir à nos valeurs culturelles. Celles qui, formant la fondation de notre brave Etat, ont le pouvoir de préserver de ce qui en reste de l’entente instaurant la cohésion nationale.
En outre, cet événement à potentiel unificateur incarne un des gros chantiers édictés par le chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi Goïta. C’est ce moment d’exception empli de significations patriotiques que certains responsables du Centre d’animation pédagogique de Banconi se seraient livrés à un combat de gladiateurs sans merci pour un intérêt non-dit.
Seraient-ils conscients de faire partie de celles et ceux devant imprimer leur marque de fabrique à la concrétisation de tout projet qui tient à cœur aux plus hautes autorités du Mali ? On en douterait au regard des faits racontés.
En effet, on suppose que Moussa Cheick Kamian, premier responsable de cette structure étatique et ses collaborateurs se connaissent bien. Comme des initiés, ils savent le fond de leur discorde qui fit couler beaucoup de salives, mais en parlent rarement.
Ensuite ces deux camps en s’accusant, se réclament fièrement appartenir à un comité syndical hyper actif et méga influent. Raison pour laquelle, l’un et l’autre n’entendraient mettre le moindre millilitre d’eau dans leur vin. Or, ils seraient condamnés à le faire en vue d’accorder leur violon.
De son côté, le public observa ce tohu-bohu. Il se contenta au quotidien de lire et d’entendre les récits partisans rapportés de manière superficielle sur les plateformes des réseaux sociaux. Cette situation crée une vague d’interprétations. Cela pourrait aboutir à la détérioration du climat social à l’échelle nationale qu’on s’évertue à apaiser dans sa globalité pour l’intérêt commun.
À titre de sa modeste contribution, notre rédaction s’est investie d’en fournir une information à la fois tamisée et équilibrée. Ne dérogeant à la tradition établie, elle contacta le Directeur du Centre d’animation pédagogique de Banconi. Moussa Cheick Kamian eut la bienveillance de la recevoir, le samedi 4 juillet 2026 (jour non ouvrable). Il était en train de délivrer les attestations du Diplôme d’étude fondamentale (DEF).
« Contrairement à ce qui se fait, ici, cette année, j’ai mis un terme au cumul des tâches », s’empressa d’affirmer en introduction le D CAP. Ajoutant qu’une seule personne ne devrait plus faire la surveillance des examens et prétendre à voir aussi son nom sur la liste de ceux qui sont sélectionnés pour la correction des feuilles des candidats. Le pognon, le nerf de la guerre serait-il la cause cachée de cette brouille interne ?
« J’ai procédé à une répartition du travail scolaire pour qu’en fin de journée chacune et chacun puissent avoir un sachet noir à amener en famille », précisa le Directeur du Centre d’animation pédagogique de Banconi. « Cela n’a plu à certains. C’est ce qui justifierait tous ces bruits », résuma Moussa Cheick Kamian (le chapelet autour de son cou).
Pour s’imprégner de cette affaire, le mardi 6 juillet 2026, notre équipe alla également taper au bureau du Maire de la Commune I du district de Bamako. Ce matin-là, assis dans une pièce exiguë, on assista par coïncidence à un étonnant va-et-vient. Il était effectué par des usagers (ordinaires et V.I.P) ainsi que certains conseillers municipaux.
Après une attente ressemblant à l’éternité, soudain, la porte vitrée en alu s’ouvrit encore avec ses crissements habituels aigus. L’homme qui se dit chef de protocole du maire sortit alors la tête et sa voix nous pria, enfin, d’y entrer. On s’installa autour d’une belle table basse, sur laquelle, des papiers s’empilèrent. Aussitôt, on procéda à un tour de présentation. Puis, sans dépiter, débuta rapidement l’objet de notre présence. En l’occurrence, la chamaillerie qui secoue le Centre d’animation pédagogique de Banconi.
À première vue, dès l’évocation de ce sujet, Oumarou Togo s’en montra si préoccupé. Aurait-il un choix ? Non ! Ce service dédié à l’enseignement public étant placé sous sa tutelle, ce qui s’y passe (bon ou mauvais) l’interpelle au plus haut point. Assisté fortuitement de Timothé Dakouo (son premier adjoint chargé des finances) il prôna la voie du dialogue en guise de solution.
Surtout que les échos défavorables de cette zizanie (qui s’apparenterait à une puérilité importune) seraient parvenus à un niveau plus élevé de responsabilité nationale. Le maire de la Commune I qui n’est à sa première médiation, ne masqua sa conviction lors de notre entrevue. « Dans cette histoire, je peux me tromper, mais je pense que c’est l’orgueil qui a pris le dessus sur la raison », déclara Oumarou Togo.
Prenant le taureau par les cornes, cet élu municipal nous expliqua avoir illico entamé une série de réunions. Le format (individuel ou collectif) varie selon la délicatesse du sujet précis à épurer. Cette approche (écoute et conseil) lui permit de piger les contours patents et latents de ce problème. Celui-ci aurait-il provoqué l’ire de certains hauts responsables ? Oui, répond une source fiable.
C’est dans ce cadre que l’édile de la Commune I s’entretint maintes fois avec Moussa Cheick Kamian, Directeur du Centre d’animation pédagogique de Banconi. Et Oumarou Togo accéda à son bureau bien que ce jeudi 9 juillet 2026 soit, le jour exceptionnellement pluvieux partout à Bamako. En tout cas, c’était une première depuis le début de cet hivernage aux prévisions météo controversées.
Il y était dans le seul but de rencontrer les signataires de la lettre compromettante qui a parcouru le net. Il convient au passage de signaler que les meneurs de ce climat fébrile sont militants de trois syndicats. À savoir : le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national des enseignants du Mali (SYNEM) et le Syndicat des enseignants et du personnel de l’éducation au Mali (SYLDEM).
Face à ses différents interlocuteurs, Oumarou Togo émit un langage empreint de vérité crue. « Vous devriez régler ces questions entre vous en évitant de les exporter », fulmina-t-il. Cette franche attitude est propre à ceux qui se font singulièrement appeler Barou Kôlôtigi et non Barou kélétigi.
Pour sauver ce qui peut l’être, le maire de la Commune I sollicita la contribution des bonnes volontés.
À l’entendre, les protagonistes doivent parvenir à un compromis salvateur à eux. À cet effet, Oumarou Togo insista sur le rôle significatif attendu de la presse. « Souvent, les gens comprennent mal le sens de vos éléments », fit-il remarquer. À travers ces lignes que vous lisez, les mots du maire destinés à notre corporation viennent d’être transmis à qui de droit par les mains de ses humbles visiteurs, que nous sommes.
De son côté, le Secrétaire général de la division Commune I du Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT) accepta de nous rencontrer. Le vendredi 10 juillet 2026, Hama Oumar Touré, de prime abord, fit preuve de pondération. « Un certain manque du leadership serait à l’origine de la mésentente entre Moussa Cheick Kamian et une partie de ses administrés », affirma-t-il.
« Nous ne sommes en conflit d’intérêt personnel. Notre souci c’est d’instaurer la sérénité au CAP de Banconi au bénéfice des élèves et de tous », s’afficha-t-il rassurant. « Nous voulons sauvegarder la dignité de l’enseignant », enchaîna sèchement Hama Oumar Touré. Précisant que lors d’une séance, le maire Oumarou Togo présenta des excuses à leurs syndicalistes toujours dans le sens de s’investir à l’apaisement.
Pour sa part, le 5è adjoint chargé des questions scolaires, reconnait avoir été invité aux discussions exclusivement engagées avec les trois comités syndicaux. « On ne m’a informé, bien que convenu, de la réunion entre le Directeur du Centre d’animation pédagogique de Banconi et les syndicats », se démarqua Oumar Berthé joint au téléphone, le 17 juillet 2026.
Quant à la Directrice de l’Académie d’enseignement de la rive gauche, elle se serait mise en colère après avoir été tenue au courant (par qui ?) de la publication d’une lettre. Celle qui fut expédiée avec ampliation et partagée sur un groupe WhatsApp.

Elle reprocherait une flopée de griefs à Moussa Cheick Kamian qui dirige le CAP de Banconi.
En pleins préparatifs des examens du Diplôme d’étude fondamentale (DEF) édition 2025-2026, cet éventuel énervement de la bonne dame serait intelligible. De surcroit, pour qui sait qu’elle aurait été citée (à tort ou à raison ?) dans un imbroglio défrayant la chronique. Du moins, c’est ce que fait savoir une de nos sources qui a requis l’anonymat.
« Chat échaudé craint l’eau froide », dit un proverbe connu de tous. Il ne peut en être autrement dans les Académie, indique la même source. Elles auraient reçu de leur département de nouvelles et rigoureuses instructions ne laissant aucune place au laxisme ni au népotisme.
En somme, notre dévouement a duré un mois et demi. Il consista à toucher du doigt un élément fiable parmi les bribes aussi saugrenues que plausibles grappillées. Cet exercice se révéla harassant, mais riche de leçons. À preuve, le simple flair empirique de notre métier balaie du revers de la main certains détails irascibles à relater.
Donc en toute impartialité, les faits qui auraient récemment exposé le Centre d’animation pédagogique de Banconi sur la scène nationale seraient à classer dans le lot de l’incompréhension. Cependant, se prendre pour le nombril du monde s’en est résulté compliquant les chances de la concession. Ce sentiment autodestructeur l’emporta au détriment de la raison. Toute chose, inacceptable eu égard au contexte difficile qui prévaut au Mali.
« Certains syndicalistes et agents administratifs impliqués dans cette histoire déshonorante pourraient être mutés ou relevés de leur poste », prévint un de nos informateurs proche d’un Ministère. « Le bon déroulement de la rentrée scolaire 2026-2027 en dépend », chuchota-t-on à nos oreilles dans le couloir d’un service. C’est dire que les autorités compétentes guettent l’évolution de cette intrigue comme du lait sur le feu. Elles entendraient sévir à tous les niveaux. Cette option vise à dissuader la reproduction de tout scénario inadmissible au sein des structures éducatives.
Pour être complet sur ce chapitre, à noter que ce mercredi 12 août 2026, notre équipe alla de nouveau à la rencontre du maire de la Commune I. C’était pour savoir si la hache de guerre a été finalement enterrée. « Il y a deux semaines, nous avons réuni ici toutes les parties. Un accord fut trouvé », se félicita-t-il.
Cela a fait l’objet d’un rapport envoyé aux personnes concernées. On a même pris des photos en vue d’immortaliser ce moment si important », rassura Oumarou Togo qui chapeauta les missions de bons offices. « Quelles en ont été les conditions préalables ? », il nous suggéra de les occulter quand on sait que le diable se trouve toujours dans les détails.
Enfin, le climat de collaboration redeviendra-t-il normal au Centre d’animation pédagogique de Banconi ? Seul, le temps répondra à cette question. Mais en attendant, Moussa Cheick Kamian et ses enseignants (tous syndicalistes) n’ont aucun intérêt à s’adonner à un spectacle à guichet gratuit.
Ils doivent fumer le calumet de la paix. Pourquoi ? Parce qu’une gestion n’est et ne sera jamais irréprochable, tel qu’un idéal le souhaite. Et la perfection appartient indéniablement à Dieu, l’Omnipotent. À bon entendeur, salut !
À suivre
Oumar Bah

Encadré
En incitant au brassage ethnique
Le Mali demeurera debout
Sans se leurrer, le salut de notre pays passe aussi par le brassage ethnique. Sans conteste, il constitue une corde, à laquelle, chacun de nous devrait s’y accrocher solidement. Une des preuves de cette assertion a été obtenue, le mardi 6 juillet 2026. En effet, au terme de notre rencontre à but professionnel à la mairie de la Commune I du district de Bamako, une ambiance fraternelle s’est subitement instaurée. C’était au moment de se serrer la main droite. Ce, pour se dire « au revoir et non adieu », espérons-le bien, si Dieu nous le permet.
Le maire Oumarou Togo (Dôgônô), son premier adjoint Timothé Dakouo (Bôbô) ainsi que les deux journalistes Oumar Bah et Nouhoum Konaré sont respectivement (Peulh) et (Bambara).
Comme s’ils se connaissent depuis des lustres, la plaisanterie a régné en toute fraternité. Courtes anecdotes à raconter suscitant le rire et secouements des bras ont émaillé ce moment convivial. Ce fut une pierre jetée pour deux beaux coups réussis.

Primo, ces quatre hommes ont pu détendre l’atmosphère qui s’était souvent crispée à cause des sujets épineux épluchés à l’intérieur du bureau. Secundo, les dignes représentants de quatre principaux groupes ethniques sur plusieurs dizaines qui existent au Mali, ont perpétué la tradition en s’acceptant. Leurs arrières grands parents l’ont fait. Point de doute, ces derniers ont cohabité pacifiquement aussi bien en milieu rural qu’en zone urbaine.

Imiter dans le bon sens fait toujours du bien. Alors chacune et chacun devraient marcher dans le sillage de leurs aïeux. Préserver le patrimoine (matériel et immatériel) qu’ils ont légué constitue également pour nous un devoir impérieux à accomplir. C’est un défi de dignité et de survie à relever avec détermination.
Nouhoum Konaré

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