À seulement trois jours de la rentrée scolaire, les syndicats de l’éducation signataires de l’accord du 15 octobre 2016 haussent le ton.« Nous n’allons pas perturber la rentrée scolaire, mais nous réclamons la satisfaction de nos points de revendication », a déclaré Ousmane Almoudou Touré, porte-parole de la synergie des syndicats de l’éducation lors d’une conférence de presse organisée samedi 26 septembre 2026 à la Maison de l’enseignant.
Ousmane A. Touré, porte-parole de la synergie des syndicats de l’éducation, SGAL du SYNEFCT
À travers cette prise de parole, les syndicats informent l’opinion nationale et internationale de l’évolution de leurs différentes revendications, qui stagnent apparemment sur la table du gouvernement.
C’est pourquoi ils envisagent de poser des actions si leurs doléances ne sont pas prises en compte. Parmi les points de revendication évoqués par la synergie syndicale figurent l’application immédiate du procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019, notamment en son point 10 relatif à l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités aux services centraux, ainsi que l’adoption immédiate de l’ordonnance portant prime spéciale.
Amadou Coulibaly, SGAL du SYNEM
Les syndicats demandent également l’annulation pure et simple des lettres du Ministère de l’Éducation nationale datées du 28 décembre 2023, du 30 octobre 2024 et du 2 avril 2026, le redéploiement des détenteurs de la licence au niveau secondaire, la refonte de la formation à l’ENSup et la réouverture des facultés, de même que la relecture immédiate des textes régissant le secteur.
Rappelons qu’auparavant, la synergie des syndicats de l’éducation avait déposé un préavis d’arrêt de travail le 21 avril dernier.
Celui-ci avait toutefois été sursis en raison de l’attaque djihadiste perpétrée à Kati le 25 avril, qui a coûté la vie à plusieurs civils et militaires, dont l’ancien ministre de la Défense, le général de corps d’armée Sadio Camara.
Nouhoum Konaré
Source : Kalanga InFo

