Location de véhicule : Le calvaire des chauffeurs

S’il y’a un secteur qui doit être assaini au Mali, c’est bien celui des agences de location de véhicules. L’état, à travers le département en charge des petites et moyennes entreprises doit s’impliquer pour bien organiser ce secteur, et bien d’autres secteurs économiques et pourvoyeurs d’emploi au Mali.
Au cours de nos enquêtes, nous nous sommes entretenus avec des acteurs de ce secteur sur leurs conditions de travail, cela est une aberration. Nous avons constaté que rares sont ceux qui embauchent et inscrivent leurs employés à la protection sociale.
Plusieurs acteurs évoluant dans ledit secteur évoquent les aspects de maladie à coronavirus, la période de transition et la conjoncture au plan mondial comme arguments.
D’après d’autres, le secteur du tourisme étant paralysé, du coup, les agences ne marchent plus car ce sont les touristes qui les font tourner.
Tandis que d’autres acteurs parlent du coût exorbitant des impôts. Pour avoir un cœur net, nous avons tendu notre micro à des chauffeurs travaillant au compte des agences de location de véhicules différents.
KM, chauffeur de son état n’a pas caché son indignation en ce qui concerne les conditions de travail de son employeur. D’après lui, il n’a pas un salaire mensuel, pas de prime, le frais de mission ne s’élève seulement qu’à cinq mille francs (5000CFA). Les frais d’hébergement et de ration alimentaire sont inclus dans ces cinq mille francs, pas plus. << Nos employeurs nous exploitent au vu et au su de tout le monde, nous partons rarement en mission ces derniers temps, depuis que ces deux grands évènements sont arrivés à notre pays. Pire, aucun contrat écrit ne lie des patrons à la plupart d’entre nous, au compte de plusieurs agences de location de véhicules. S’il en existe, c’est peut-être des clauses verbales, généralement en défaveur de l’employé.
Chaque jour, nous sommes obligés d’aller nous asseoir à l’agence pas de job. Notre patron nous charge souvent d’accompagner soit son épouse ou ses parents dans leurs nombreuses courses non rémunérées. >> S’exclame DT, employé d’une agence de véhicules de la place.
Demandé sur leurs conditions de travail bien avant la crise qui prévaut actuellement dans notre pays, OC, employé (chauffeur) dans une agence de location de voiture dira que les conditions de son travail ne se sont jamais améliorées. II a réitéré que son employeur ne le paye que 5000 FCFA, comme frais de mission, que ça soit dans la capitale ou à l’intérieur du pays.
Nouhoum Konaré

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