Sans emploi depuis cinq ans, le collectif du personnel d’appui de l’ancienne Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) lance un cri du cœur aux autorités de la Transition pour solliciter leur redéploiement au sein d’autres services de l’État.
Pour rappel, la CENI a été dissoute pour laisser place à l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE), créée par la loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale au Mali.
Selon les coordinateurs du collectif, les agents concernés ont été licenciés sans indemnités ni préavis. Initialement recrutés sous contrat à durée déterminée (CDD), leurs engagements avaient pourtant été reconduits tacitement jusqu’en février 2021.
Les manifestants rappellent qu’ils sont des chefs de famille avec des enfants à charge, plongés dans le chômage depuis cinq ans et privés de toute autre source de revenus. Face à cette détresse, ils implorent instamment les autorités de la Transition de procéder à leur redéploiement dans n’importe quelle structure de l’État.
Ce collectif regroupe 52 anciens travailleurs occupant divers postes, notamment des agents de saisie, des chauffeurs, des reprographes, des coursiers, des secrétaires, des informaticiens et des assistants.
Afin de trouver une issue favorable à leur situation, les représentants du personnel avaient adressé, dès le 21 novembre 2021, une correspondance à la Primature, avec ampliation au Conseil National de Transition (CNT), au ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, ainsi qu’au ministère du Travail et de la Fonction Publique. Cependant, malgré l’ensemble de ces démarches régulières, la situation reste inchangée à ce jour.
Nouhoum Konaré

