Solidarité institutionnelle envers les déplacés de Bandiagara : Les larmes d’une centaine de familles essuyées en commune I

Le jeudi 20 août 2026, Oumarou Togo Maire de la Commune I du District de Bamako a officiellement accueilli des déplacés internes. Ils sont victimes de récentes attaques terroristes qui ont ciblé la région de Bandiagara. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du Sous-préfet de la Commune I. 

C’était en présence de la directrice régionale du développement social du district de Bamako, de son chef d’antenne de ladite commune et des représentants du bureau local de la jeunesse.

Ces ressortissants originaires des localités de Kendié et de Somé dans la commune rurale de Sissongo, constituent une centaine de personnes dont 92 enfants. Selon les premières constatations des autorités, l’ensemble de ces déplacés est indemnisé et ne souffre d’aucune pathologie particulière

En l’attente de la rentrée scolaire 2026-2027, ils ont été temporairement hébergés à l’école fondamentale Bahaben Santara sise au quartier Korofina nord. 

Afin de répondre aux besoins urgents de ces familles démunies, dans l’après-midi du jeudi 20 août 2026, les responsables communaux ont procédé à la remise d’un important lot d’assistance matérielle et alimentaire. 

Cet appui est notamment composé de : dix huit (18 ) sacs de riz, deux (2) balles de nattes en plastique, deux (2) balles de couvertures, deux (2) balles de moustiquaires, quarante (40) seaux en plastique, quarante (40) bidons vides, soixante (60) bouilloires et soixante (60) pots d’aisance pour enfants

Notons que cette action d’urgence a apporté un réel sentiment d’espoir et d’assurance aux bénéficiaires horrifiés par ce qu’ils ont vécu dans leurs villages situés dans un des confins du Mali.

D’ailleurs, le vendredi 22 août 2026, une autre vague est venue nuitamment de Bandiagara, environ 30 personnes composées d’hommes, de femmes et de beaucoup d’enfants.

Ceux-ci ont été reçus à bras ouverts à l’école fondamentale « Bahaben Santara » par leurs parents dont la prise en charge est en cours. Cet imprévu rend encore la tâche compliquée à l’équipe municipale.

 N’est-elle pas la première à s’occuper de cette situation bien avant le reste de la chaîne d’action au niveau national ?

Dans cette optique, les responsables de la commune I ont besoin de l’accompagnement des autorités compétentes. Car, installer plus d’une certaine de personnes dans cet espace exigu et non aménagé, demande de gros moyens financiers et matériels. Couvrir la totalité de cette urgence humanitaire serait aussi hors des possibilités du seul conseil communal piloté par Oumarou Togo

Chaque jour, il passe à l’école Bahaben Santara pour s’enquérir des conditions de vie de leurs compatriotes, siffle un observateur à l’oreille de notre équipe de reportage.

 Le maire Togo, le sous-préfet et le bureau local de la jeunesse sont en train de se battre afin d’améliorer le cadre de subsistance de ces déplacés internes, précise notre source. Des appels sont également lancés à l’endroit des bonnes volantes en vue de venir en aide à ces concitoyens qui en ont besoin.

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En fait, ils racontent avoir tout perdu. Les terroristes ont tout détruit. Aujourd’hui, il est même difficile de trouver un bipède dans notre village », témoigne une jeune femme allaitant un bébé, assise sur une grosse pierre à l’entrée de l’école Bahaben Santara. N’eut été la brave intervention de l’armée, personne n’aurait survécu aux horreurs, reconnaissait-elle d’un regard tétanisé.

 La rédaction

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