Tombouctou : la MINUSMA soutient un atelier sur les enjeux et défis de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et de la réconciliation

Le Bureau régional de la MINUSMA, à travers sa Division des Affaires Civiles (CAD) avec l’appui technique des Équipes Régionales d’Appui à la Réconciliation (ERAR) de Tombouctou et de Taoudéni, a organisé un atelier sur les enjeux et défis de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et de la réconciliation. Tenu le 23 décembre dernier, il avait pour objectif de renforcer les capacités des participants en résolution de conflits et de promotion de la non-violence, ainsi que des solutions pacifiques et accessibles afin de renforcer la cohésion inter et intracommunautaire.

À travers cet atelier la MINUSMA contribue à l’approfondissement des réflexions sur les enjeux et les défis de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, ainsi que sur les méthodes alternatives de résolution pacifique des conflits. Un autre objectif de cette formation était de permettre d’identifier la complémentarité entre la justice traditionnelle et la justice formelle. Il s’agissait pour CAD de valoriser le dialogue, inciter la participation et la responsabilisation des populations dans toutes les démarches de pacification, pour renforcer les liens communautaires.

À tour de rôle, les présentations de l’expert-conseiller de l’ERAR de Tombouctou, de celles de CAD et de la Section justice et Correction, ont donné lieu à des franches discussions sur la nature, les causes des conflits et les différentes méthodes de résolution des justices traditionnelle et formelle.

Avec environ 40 participants dont 12 femmes, l’ouverture officielle de cet atelier s’est déroulée en présence du Maire de la commune urbaine de Tombouctou et du représentant du Gouverneur, avec la participation des autorités locales et coutumières, des notabilités, des membres des organisations de la société civile des deux régions ainsi que les représentants du bureau régional de la MINUSMA.

Dans son intervention, le représentant du Gouverneur de Tombouctou, Oumar Koly Keita, conseiller aux Affaires économiques, a salué l’initiative de cette journée de dialogue interacteurs. « Réunir à la fois des représentants des deux régions conforte déjà l’élan de tolérance et de solidarité qui nous unit à jamais. Il importe de souligner que la société civile constitue le moteur du processus démocratique à travers la gouvernance participative et l’engagement citoyen. Alors, promouvoir la participation des acteurs de la société civile dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et renforcer ses capacités à jouer pleinement son rôle, constitue une des priorités du gouvernement, » a déclaré M. Keita

Au terme des échanges, 50 exemplaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont été distribués aux participants. Des recommandations ont été formulées, parmi lesquelles : l’organisation d’autres ateliers sur ce thème avec plus de temps, pour faciliter une meilleure compréhension du contenu. Cela aurait pour effet de favoriser la compréhension des enjeux politiques, sécuritaires et institutionnels ainsi que des stratégies de pacification communautaire, à travers des méthodes alternatives de prévention et de résolution des conflits communautaires.

Source MINUSMA

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